Définir la beauté en philosophie est un travail se révélant complexe, car le terme « beau » ou « belle » est relativement utilisé sans que le grand nombre ne se demande ce qu’il signifie réellement (par exemple : belle voiture, belle peinture, belle initiative, …). La beauté est subjective. C’est pourquoi  elle peut désigner tout ce qui provoque une émotion esthétique et une opinion propre à chaque individu. En philosophie, nous avons pu identifié 6 concepts qui ont été formulés à ce sujet. Découvrez-les.

Concept 1 : santé et beauté en philosophie

L’hypothèse la plus ancienne est le lien entre la beauté et la santé. En effet, toute personne perçue comme « belle » serait une personne saine et qui pourrait donc procréer. Il en est de même pour les animaux. En revanche, ces concepts de santé et beauté en philosophie n’inclut pas les plantes, les objets, les paysages…

Concept 2 : nombre d’or et la beauté en philosophie

Nous avons ensuite étudié un concept qui réunit le fameux « nombre d’or » et la notion de beauté. L’harmonie des mathématiques (Nombre d’or) a été observée par Pythagore au VIe siècle avant J.-C. Elle possède des caractéristiques esthétiques et on la retrouve dans l’art. Appelée aussi « proportion divine », le nombre d’or donne un sentiment de perfection. Il s’applique aux objets, aux paysages, aux animaux et aux personnes.

Concept 3 : le défaut

L’une des hypothèses les moins courantes est le « défaut » ou l' »asymétrie ». Un visage parfaitement symétrique et sans défaut serait laid voire monstrueux, tandis qu’une tranche avec une imperfection ou une asymétrie serait « belle ». Contrairement à la théorie du « Nombre d’or », de cet point de vue l’harmonie des proportions n’a rien à voir avec la beauté physique de l’Homme.

Beauté visage
L’asymétrie : une beauté en philosophie– Crédit photo : © Pixabay

Concept 4 : la moyenne

Cette théorie est la plus récente en étant publiée dernièrement par l’Université de Californie. Dans le cadre de sa recherche, le professeur WINKELMAN a interviewé plusieurs individus et leur a montré 17 photos de visages. L’une de ces images représentait la moyenne des critères de beauté des 16 autres et la plupart des interrogés la préféraient.

Concept 5 : la culture

Cette dernière hypothèse implique la culture et l’éducation dispensée par les parents. En effet, on constate que les critères de beauté varient selon le pays ou le continent. Par exemple, en Afrique du Nord, la population trouve belle une personne tatouée sur tout le corps, alors qu’en Asie, celle-ci sera considérée comme « hideuse ».

Concept 6 : Effet de mode

L’influence de la mode sur la définition de la beauté serait liée à l’image véhiculée par les publicités. En effet, ce concept traduit l’implication de la mémoire dans nos critères de beauté. À cause de l’image publicitaire, tout ce qui est « à la mode » est beau alors que tout ce qui est « démodé » est « laid ».

Si nous acceptons cela, nous verrons que la publicité affecte les goûts d’un pays ou même d’un continent. Comme la publicité change à chaque saison, les goûts aussi ; cet effet est appelé « mode ».

L’effet de mode se confirme par la pensée : « c’est beau tout ce qui me donne envie » juste à ce moment-là.

La beauté en philosophie selon les philosophes ayant explorer la question

Platon

Platon a été le premier philosophe à faire de l’esthétique un sujet de recherche ouvert. Avant lui, les doctrines évoquaient les principes élémentaires de la nature ou encore les fondements des lois, mais aucune d’entre elles ne s’intéressaient à ce qui est « beau » en tant que tel.

La beauté, comme le traduit Platon, n’est pas quelque chose d’immanent, mais un concept transcendantal, divin, une « Idée » qu’une belle femme peut certainement exprimer, mais de cette expression on ne peut se réduire.

Platon nous laisse réfléchir sur le paradoxe étonnant : d’une part, il semble très difficile de ne pas associer beauté et plaisir, même si les plaisirs en question sont plus spirituels que sensoriels. D’autre part, il est aussi complexe de percevoir la beauté en tant que plaisir.

C’est pourquoi Platon est le premier à proposer l’hypothèse paradoxal du plaisir en termes d’esthétique. Du banquet de Platon à l’Esthétique de Hegel, la philosophie occidentale ne cessera jamais d’explorer cette question.

Hegel

Hegel définit l’esthétique comme la science de la beauté, un concept à établir. Pour lui, la beauté naturelle n’est qu’un reflet imparfait de la beauté appartenant à l’esprit.

Conclusion

La beauté n’existe que dans la conscience de chacun, car il s’agit de désir, d’attraction et inversement, de répulsion subjective. Elle n’est pas universelle et se limite à un concept purement historique. Autrement dit, la culture esthétique a son histoire et elle change avec le temps.

Aujourd’hui, la beauté se mesure à l’impact qu’un objet ou une personne peut produire sur notre émotion esthétique et nos plaisirs. Mais nous constaterons toujours des différences de goût liées à la culture, à l’éducation, aux diktats

Du coup, nous nous demandons pour vous la beauté, c’est quoi ? N’est-ce pas plus de plaisir pour l’esprit que pour le corps ? N’hésitez pas à partager votre opinion dans un commentaire !